24 octobre 2021

Pratiques agroécologiques dans la Mitidja

Pratiques agroécologiques dans la Mitidja

Une étude des exploitations agricoles de la zone du Sahel Algérois, a montré que l’agroécologie est mise en œuvre à travers des pratiques individuelles, associées souvent aux pratiques intensives non agroécologiques.

Toutefois, la transition agroécologique dans cette zone d’étude, pourrait rapidement être aidée par les crises agro-climatiques, plus spécifiquement pluviométriques et le manque d’eau, et dont les systèmes intensifs ne peuvent constituer une réponse adaptée. Bien au contraire, ils aggravent cette crise favorisant par là-même l’émergence de l’agroécologie.

Les pratiques relevées sur le terrain sont :

Apport de fumier de ferme : cette pratique est ancienne et traditionnelle au niveau de notre zone d’étude. Elle est retrouvée dans la majorité des exploitations et dans tous les systèmes de production de la zone (agrumiculture, maraichage, mixte…).

Paillage des cultures : cette pratique utilisant le film plastique n’est pas très ancienne, elle a remplacé le paillage traditionnel réalisé avec de la paille. Elle a trouvé un grand intérêt auprès des agriculteurs surtout les maraichers pour ses nombreux avantages.

Irrigation goutte à goutte : l’eau devient de plus en plus rare par le manque de pluviométrie et le rabattement de la nappe mais aussi par la pression sur l’eau des différents secteurs (agriculture, habitat, industrie)… . Cette pratique économisatrice d’eau devient une réponse nécessaire voir obligatoire qui contribue à s’adapter aux pénuries d’eau qui deviennent récurrentes.

Ferti-irrigation : cette pratique est nouvelle et innovante au niveau de la zone et son apparition a accompagné l’irrigation goutte à goutte. Bien qu’elle ne soit pas encore très rencontrée au niveau de la zone, elle mérite d’être développée et généralisée pour réduire les quantités de fertilisants chimiques utilisées mais surtout pour réduire leur infiltration et la pollution de la nappe notamment par les nitrates. On notera que cette pratique permet d’apporter les fertilisants de manière localisée et fractionnée aux doses et aux concentrations recherchées par le stade de développement de la culture. Ceci permet surement une meilleure gestion des apports conformément aux besoins des cultures et réduits par conséquence les pertes d’engrais chimiques en comparaison aux apports par épandage traditionnelle qui sont souvent effectués en un seul apport au début de la culture. Toutefois le nombre très réduit des exploitations agricoles qui l’on adopté pourrait constituer un souci pour l’intégrer dans les pratiques à évaluer.

Cultures intercalaires : cette pratique est rencontrée moyennement au niveau de la zone. Son intérêt réside dans le fait qu’elle contribue à améliorer l’efficience de l’eau, à améliorer les rendements spécifiques des parcelles et donc les revenus des agriculteurs mais aussi de contribuer à la couverture du sol plus longtemps sur l’année permettant d’améliorer l’infiltration de l’eau dans le sol et de réduire son évaporation.

Rotationassolement des cultures : cette pratique a une position majeure parmi toutes les pratiques agroécologiques des exploitations des exploitations de la zone d’étude.C’est une pratique traditionnelle, elle permet la diversification des cultures et du système alimentaire locale, elle fait barrage aux infestations des maladies et ravageurs et elle repose le sol tout en améliorant sa fertilité.

Désherbage manuel : la pratique du désherbage manuel constitue une alternative à l’utilisation abusive de désherbants chimiques. Cette pratique est surtout retrouvée dans les exploitations maraichères et plus particulièrement le maraichage en serre. C’est aussi une activité souvent prise en charge par les membres de la famille (enfants…).

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