18 octobre 2021

Plaidoyer pour l’Agroforesterie الدفاع عن الزراعة الغابية

Plaidoyer pour l’Agroforesterie الدفاع عن الزراعة الغابية

L’« agroforesterie », l’art d’associer arbres et agriculture, ne permet pas seulement de préserver la biodiversité et de lutter contre le dérèglement climatique.
La déforestation globale et l’industrialisation de l’agriculture entraînent une dégradation des sols et un effondrement de la biodiversité. On sait que près de 80 % des insectes, ces fabuleux pollinisateurs et transformateurs de matière organique, ont disparu, avec les oiseaux dans leur sillage. Simultanément, le changement climatique s’amplifie en raison de la diminution du potentiel de stockage de carbone par les forêts et des fortes émissions de gaz à effet de serre par l’agriculture industrielle.
L’arbre permet de relocaliser de la nature et du vivant.
Les changements environnementaux et l’agriculture industrielle sont aussi à l’origine de maladies qui affectent les plantes. Face à ces enjeux et pour mieux protéger les forêts naturelles et leur biodiversité, nos travaux en cours sur la promotion des arbres et de la forêt en zone agricole montrent qu’il existe des solutions rapidement efficaces.
Réintroduire des arbres sur les terres agricoles permet d’y réinstaller de la biodiversité, de protéger la biodiversité existante et d’augmenter la résilience de l’agriculture face aux imprévus climatiques. L’arbre permet de relocaliser en tous lieux de la nature et du vivant. On peut commencer par conserver des haies ou des bordures boisées le long des parcelles, des chemins et des rivières, puis en replanter là où elles ont été arrachées.
On peut favoriser la régénération naturelle des arbres les plus utiles. On peut intercaler des alignements d’arbres dans les parcelles cultivées. On peut établir ou protéger dans les paysages ruraux des agroforêts, ces forêts d’arbres utiles, souvent comestibles, en plusieurs strates superposées. On peut protéger toutes les forêts naturelles domestiquées de la planète, nourricières pour des millions de personnes.
L’arbre crée de l’hétérogénéité
On peut cultiver des cultures tolérantes à l’ombre sous des arbres, ou y pratiquer de l’élevage et favoriser l’alimentation des animaux domestiques avec des produits arborés. Toutes ces options désormais bien connues constituent ce que l’on nomme « agroforesterie », ou l’art d’associer arbres et agriculture.
L’agroforesterie peut revitaliser les terres et augmenter leur capacité de stocker l’eau, régénérer les sols et les enrichir en matière organique, comme le fait la forêt, sa référence. Répartis de façon harmonieuse dans les paysages ruraux, les arbres de l’agroforesterie peuvent rendre une multitude de services : protéger et faire revenir la faune et la flore, capturer du CO2 et stocker du carbone, nous abriter du vent et de la canicule, absorber une partie de la pollution, modérer les effets de la sécheresse, de la chaleur ou des froids extrêmes, aider à contrôler certaines maladies des plantes.
Ils peuvent même faire revenir la pluie et réalimenter les sources. Dans ces paysages, l’arbre crée de l’hétérogénéité. Il contribue au fonctionnement équilibré des agro-écosystèmes auxquels il appartient. Les arbres remarquables de nos campagnes servent aussi à visualiser les limites de parcelles, à marquer la propriété et ils ont souvent une histoire ou évoquent une légende.
Les arbres nous aideront à inventer l’agriculture de demain
Les arbres de l’agroforesterie sont aussi à l’origine d’une foule de productions : fruits, fleurs, feuilles, fourrage, écorces, racines, médicaments, parfums, tanins, résines, latex, gommes, et bien sûr toutes les utilisations liées au bois.
En ce début de XXIe siècle, l’agroforesterie a le vent en poupe. Le GIEC en fait l’une des options prometteuses pour répondre à la crise climatique. Au-delà de la crise climatique, l’agroforesterie est en mesure de répondre à une crise peut-être plus grave encore : celle de l’effondrement de la biodiversité. Ceci par la reconstitution des habitats nécessaires à la flore et à la faune sauvages, garants de l’équilibre des écosystèmes – ce qui nous ramène à la question sanitaire.
Les épidémies révèlent des déséquilibres que l’arbre et les paysages arborés contribuent à atténuer et à réguler. Pourquoi faire la liste de ces attributs des arbres ? Parce qu’ils nous aideront à inventer l’agriculture de demain. Une agriculture diversifiée, protectrice du sol et des autres ressources naturelles. Une agriculture qui ne contribue plus aux émissions de gaz à effet de serre.
Les liens fondamentaux avec le milieu naturel
Une agriculture qui, à défaut de jouer tous les rôles de la forêt, pourra la remplacer efficacement et éviter que l’économie mondiale, celle des crises sanitaires, continue à déforester la planète. Cette agriculture réinventée, l’agroforesterie est prête à y contribuer. Dans son dernier livre, Isabelle Stengers, reprenant la pensée de Felix Guattari (1930 1992) Réactiver le sens commun. Lecture de Whitehead en temps de débâcle (La Découverte/Les Empêcheurs de tourner en rond, 2020) insiste sur le fait que le « ravage écologique » est un « ravage des milieux naturels autant que ravage social et mental ».
On ne saurait trop insister sur les liens fondamentaux qui existent entre les milieux dans lesquels nous vivons et ce que nous sommes, entre les « problèmes des milieux » et nos problèmes à nous, humains : la crise sanitaire actuelle en est un bon exemple. En replantant l’arbre, systématiquement détruit dans nos paysages agricoles, en recréant des agroforêts pour atténuer la disparition alarmante des forêts naturelles sauvages, nous restaurons une partie de ce que nous avons détruit.
Nous faisons du bien au climat et à la biodiversité, mais nous nous faisons du bien à nous aussi, qui ne sommes qu’une partie des écosystèmes. Outre, les qualités environnementales que nous avons énumérées, cultiver l’arbre nous permettra, en optant pour la diversité et la qualité plutôt que pour la quantité, et en renonçant au court terme pour redonner sa place au long terme, de (re) trouver une vraie solidarité, entre nous, entre les générations, et avec le vivant.

Emmanuel Torquebiau est chercheur en agroforesterie au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) de Montpellier.

UN AUTRE TEXTE A ETE IDENTIFIE SUR LE SUJET, A LIRE SANS MODERATION
L’agroforesterie est une mode d’exploitation des terres agricoles associant des arbres et des cultures ou de l’élevage, dans la perspective d’effets bénéfiques réciproques. L’association arbres et agricultures présente des avantages considérables notamment dans le domaine de la protection des sols. L’agroforesterie désigne les pratiques, nouvelles ou historiques, associant arbres, cultures et/ou animaux sur une même parcelle agricole, en bordure ou en plein champ.
Ces pratiques comprennent les systèmes agro-sylvicoles mais aussi sylvo-pastoraux, les pré-vergers (animaux pâturant sous des vergers de fruitiers). Cette pratique ancestrale est aujourd’hui mise en avant car elle permet une meilleure utilisation des ressources, une plus grande diversité biologique et la création d’un micro-climat favorable à l’augmentation des rendements.
Les arbres plantés peuvent appartenir à des essences autres que forestières, notamment fruitières. L’agroforesterie est une des pratiques recommandées en agroécologie.
Pour ce type de cultures associées, trois configurations principales existent, éventuellement complémentaires:
1- cultures d’arbres (en rangs, en quinconce…) espacés au sein de parcelles agricoles labourées et cultivées de manière pérenne ;
2- Implantation de cultures (pérennes ou non) dans des clairières, ou sous les arbres de parcelles boisées qui ont été éclaircies ;
3- silvopastoralisme, faisant cohabiter arbres et animaux domestiques.
Les pratiques agroforestières ont des avantages intéressants sur trois plans :
#Sur_le_plan_agricole
Rôle protecteur des arbres pour les cultures intercalaires ou pour les animaux : effet brise-vent ; abri du soleil, de la pluie, du vent, fixation des sols, stimulation de la microfaune et de la microflore des sols
Récupération par les racines profondes des arbres d’une partie des éléments fertilisants lessivés ou drainés ; enrichissement du sol en matière organique par les litières d’arbres et la mortalité racinaire des arbres
Possibilité de compromis entre les intérêts du propriétaire (patrimoine bois) et du fermier (accès à des surfaces cultivées). Rémunération possible de l’exploitant agricole pour l’entretien des arbres.
Pour les parcelles sylvopastorales, mise à disposition d’unités fourragères pour le bétail, à des périodes complétant bien le calendrier de pâturage.
#Sur_le_plan_forestier
Accélération de la croissance en diamètre des arbres par le large espacement. Réduction du coût de l’investissement en cas de plantation par réduction du nombre d’arbres plantés sans avenir commercial. Réduction très forte du coût de l’entretien des plantations par la présence des cultures intercalaires.
Amélioration de la qualité du bois produit, car les arbres ne subissent pas les cycles compétition-éclaircies.
Garantie du suivi et de l’entretien des arbres par l’activité agricole intercalaire.
#Sur_le_plan_environnemental
● Amélioration de la valorisation des ressources naturelles:
● Augmentation de la biodiversité sur les terres agricoles.
● l’entretien est moins coûteux et les ressources du milieu mieux utilisées. Une récolte de bois sera possible à terme. Du fait de l’association arbre/culture, la croissance de ces derniers est plus rapide qu’en forêt,
● Maîtrise des surfaces cultivées.
● Création de paysages originaux, attractifs, ouverts, favorables aux activités récréatives.
● Lutte contre l’effet de serre : constitution de systèmes efficaces pour la séquestration du carbone,
● Protection des sols et des eaux, en particulier dans les périmètres sensibles
● Amélioration de la biodiversité, notamment par l’abondance des effets de lisières.
La présence d’arbre à proximité des parcelles permet aussi de limiter la lixiviation des intrants et des nitrates et ainsi préserver la qualité de l’eau tout en augmentant la réserve en eau disponible pour les plantes cultivées. Enfin, la présence d’arbres dans et aux abords des parcelles permet de limiter l’érosion des sols.
Outre ses qualités paysagères, qui ne doivent pas être négligées ne serait-ce que dans une perspective touristique, l’agroforesterie permet d’augmenter la productivité globale des terres. Protection contre l’érosion dans les endroits menacés; Diminution des immissions de nitrate dans les nappes phréatiques; les arbres plantés dans une parcelle, en sollicitant une surface négligeable au sol, constituent un investissement qui permet une capitalisation.
● Dans la parcelle en agroforesterie, les arbres plus espacés poussent mieux et la culture qui se trouve entre les arbres bénéficie d’un meilleur recyclage des nutriments avec l’activité intense des mycorhizes associées aux arbres ».
● arbres agroforestiers constituent un stock non négligeable de carbone, à la fois dans leur bois, mais aussi dans le sol qui est enrichi en profondeur en matière organique par la décomposition continuelle de leurs racines fines, année après année.
● Les « agroforestiers » peuvent créer des associations de plantes complémentaires, mieux en mesure de se protéger les unes les autres contre leurs parasites et de favoriser mutuellement leur développement.
●Le besoin d’engrais et surtout de pesticides est alors moindre qu’en agriculture intensive classique. Cependant, l’agroforesterie n’a pas nécessairement vocation à se placer dans une perspective d’agriculture biologique : elle autorise également des pratiques agricoles dites « conventionnelles ».
● l’arbre a un effet protecteur des cultures (brise-vent, moindres impacts des pluies violentes, grêles et insolations excessives…).
● Du point de vue agronomique, les arbres et leurs racines et les champignons associés permettent de lutter contre l’érosion et recharger le sol en matière organique.
Les arbres contribuent à lutter contre l’érosion, le vent, la salinisation et les inondations par la limitation du ruissellement responsable des pics de crue des rivières. Ils réduisent la pollution des nappes par les engrais agricoles en « pompant » les surplus d’azote libre.
Les arbres forment un filet racinaire qui passe sous les couches superficielles du sol occupées par les cultures. Les champignons qui vivent en symbiose avec ces bactéries augmentent la fertilité du sol et sa capacité à retenir et faire circuler l’eau et les nutriments, améliorant la productivité sylvicole et agricole.
L’espacement entre les arbres (le plus souvent alignés, afin de faciliter le passage des machines agricoles) limite leur concurrence De ce fait, contrairement à ce qui se pratique habituellement en sylviculture, on peut planter différentes espèces au sein d’une même parcelle, ce qui permet à la fois de ne pas perdre toute la production en cas de maladie ou d’évènements touchant une espèce particulière, et de diversifier la production, avec des arbres arrivant à maturité à des moments différents.
L’arbre remonte par exemple l’eau et les minéraux des couches profondes du sol pour les remettre à disposition des cultures de surface. La création d’un micro-climat sur la parcelle protège également les cultures et les animaux des stress thermiques et hydriques.
Les arbres permettent de diversifier les services et sources de revenu sur l’exploitation : productions agricoles, bois d’œuvre, bois énergie, fruits, fourrage, litière, paillage…
#Restaurer_la_fertilité_du_sol
Les arbres restituent de la matière organique via les feuilles qui tombent au sol et la décomposition des racines : 40 % de la biomasse d’un arbre retourne au sol chaque année. Grâce à cette décomposition, les arbres créent un humus qui favorise la création de sols fertiles. Les racines structurent également le sol en facilitant son activité biologique et en permettant au mycélium de se développer. Cela permet de diminuer les apports en intrants sur la parcelle.
Ils limitent également la fuite des nitrates dans les couches profondes du sol, ce qui réduit la pollution des nappes phréatiques. La fertilité du sol peut être améliorée par les feuilles des arbres qui tombent sur le sol et qui fournissent un important approvisionnement en biomasse susceptible d’être minéralisée. Lorsque des espèces fixatrices d’azote sont utilisées (comme l’acacia) en association, ils peuvent contribuer à l’alimentation azotée de la culture et ainsi réduire l’utilisation d’intrants de synthèse.
#Garantir_la_qualité_et_quantité_en_eau
Une étude a mis en évidence la capacité de dépollution des arbres. Véritables filtres, ils limitent une partie de la lixiviation des nitrates, réduisant ainsi la pollution des nappes phréatiques. Cette fonction est particulièrement intéressante pour la gestion des zones de captage en eau potable. De plus, les systèmes racinaires des arbres augmentent la réserve utile en eau (exploitable par la plante) des sols, améliorent l’infiltration du ruissellement, limitent l’évaporation du sol…
L’arbre, en compétition avec la culture dès sa plantation, enfonce naturellement ses racines plus profondément. Ce faisant, il augmente la profondeur exploitable du sol et favorise la remontée capillaire de l’eau profonde, tout en permettant aux pluies de mieux s’infiltrer pour recharger la nappe. Les arbres résistent ainsi mieux aux sécheresses et à la chaleur. Cet enracinement profond permet aussi de récupérer les nitrates en profondeur et donc de limiter la pollution des eaux. De plus, les arbres poussent plus vite car ils bénéficient à la fois d’engrais, d’irrigation et d’un éclairage optimal facilitant la photosynthèse.
Améliorer les niveaux de biodiversité et reconstituer une trame écologique
La diversité des espèces ligneuses et herbacées améliore la vie du sol où les champignons (mycorhizes) jouent un rôle majeur. Les infrastructures arborées fournissent habitats et nourriture pour un cortège floristique et faunistique important (auxiliaires de cultures – abeilles et autres pollinisateurs – , gibier, prédateurs des ravageurs…) Elles participent à la restauration des continuités écologiques à l’échelle des territoires.
L’agroforesterie, comme certaines formes d’agriculture peut contribuer à la biodiversité. Par exemple, de nombreuses espèces de chauve-souris apprécient la présence des arbres et viennent donc mieux chasser les insectes qu’en plein champ. Planter des arbres dans les champs permet le retour des chauves-souris et donc une diminution de la prolifération d’insectes.
De même le contexte arboré favorise le retour de prédateurs naturels d’espèces dites « nuisibles » (telles que limaces, escargots, campagnols..), ce qui limite globalement les dégâts aux cultures.
#Stocker_du_carbone_pour_lutter_contre_le_changement_climatique
99% de la matière solide de l’arbre provient du CO2 atmosphérique : les arbres sont donc d’excellents puits de carbone. Un frêne à maturité séquestre par exemple près de 3kg de C02 par an. Les arbres permettent non seulement d’atténuer les effets du changement climatique mais aussi de s’adapter, puisqu’ils recapitalisent les sols en carbone, source de fertilité.
Par-delà la conduite d’une parcelle agricole, l’agroforesterie s’inscrit dans des projets de territoires (énergie, alimentation…) :
● Gestion de l’eau à l’échelle des bassins versant
● Augmentation des besoins en bois / Compétition foncière
● Pérennité de l’apiculture (qualité et diversité des ressources)
● Continuité et corridors écologiques
● Loisirs et activités de pleine nature (chasse, pêche, randonnée, agri-tourisme…)
●La structure bocagère, les larges haies vives constituent d’excellentes zones-tampon, et de petits corridors biologiques.
Les grands arbres épars ou certains alignements, de par leurs structures et les espèces qui les composent offrent des habitats de substitution, pour partie proches d’habitats naturels qui existaient dans les clairières et sur les lisières forestières, favorisant notamment les abeilles et d’autres pollinisateurs et de nombreux auxiliaires agricoles, surtout dans un contexte d’agriculture biologique ou d’agriculture durable.
Des oiseaux insectivores, des chauves-souris, ou encore certains insectes comme les syrphes, dont les larves sont de grandes dévoreuses de pucerons et autres auxiliaires de l’agriculture réapparaissent.
Quelques effets négatifs sont parfois craints (rongeurs, limaces et quelques parasites qui peut-être pourraient parfois être favorisés), mais leurs prédateurs le sont aussi.
#Densité_des_arbres
Dans les systèmes agroforestiers, la densité des arbres se situe en général entre 50 et 100 arbres à l’hectare. Si on plante des arbres fruitiers haute-tige qui donne droit à des paiements directs, il ne faut pas oublier de tenir compte des conditions définies pour les compensations écologiques.
#Choix_des_surfaces
Les parcelles particulièrement bonnes pour toutes les espèces d’arbres sont celle qui:
● Reçoivent relativement beaucoup de précipitations;
● Ont une répartition régulière des précipitations sur toute la période de végétation;
● N’ont pas de mouilles ni d’inondations;
● Ne sont pas spécialement menacées par les gels précoces ou tardifs.
#Orientation_des_rangées_d’arbres
Dans les terres ouvertes, les rangées d’arbres doivent être plantées dans le sens de l’orientation des travaux agricoles. La bande sur laquelle il n’y a pas de travail du sol devrait avoir deux mètres de largeur.
Dans les prairies, la plantation des lignes d’arbres peut tenir compte des conditions naturelles du terrain, par exemple le relief.
L’orientation idéale pour les rangées d’arbres est l’axe nord-sud, parce que c’est le plus favorable du point de vue de l’ombragement.
#Espacement_des_rangées_d’arbres
La distance entre les rangées d’arbres doit tenir compte de la largeur de travail des machines de l’entreprise agricole. Le système est alors conçu de manière à pouvoir utiliser sans problèmes toutes les machines sans engendrer des déplacements supplémentaires.
On donnera comme règle empirique une distance de 24 mètres entre les rangées d’arbres. Cette distance doit être d’autant plus grande que l’utilisation agricole doit être plus intensive et à long terme. Des distances plus grandes peuvent aussi s’avérer judicieuses dans les endroits très secs ou très humides.
#Distance_entre_les_arbres_sur_les_lignes
La distance minimale recommandée se calcule en ajoutant une petite surmesure au diamètre probable des couronnes des arbres prêts à être abattus. On donnera ici comme règle empirique qu’on peut adopter une distance de 10 à 15 mètres pour un objectif de 60 centimètres de diamètre pour les troncs.

 

2 thoughts on “Plaidoyer pour l’Agroforesterie الدفاع عن الزراعة الغابية

  1. l idée est bonne, l agro écologie est essentiel pour lutter contre le réchauffement climatique et pour préservé nos sol.personnellement et en ma qualité d agriculteur céréaliculteur,le grand problème est les conflit social qui nuit a ce projet,(sabotage et pacage sauvage) beaucoup de violence contre l arbre.

    1. Oui vous avez tout a fait raison. Il faut trouver des solutions pour ré-introduire des arbres sur nos parcelles, c’est primordial. Rabbi yahcen el Aoun !

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