18 octobre 2021

Jardins partagés en zone péri-urbaine d’Alger

Jardins partagés en zone péri-urbaine d’Alger

La petite agriculture péri-urbaine attire du monde en Algérie, avec la création de jardins partagés à Zeralda, Douaouda, Blida et bientôt Tiaret, Oran…). Ce sont des initiatives personnelles, d’associations (Torba, Bedhra, Cité AAdl à Boumaati, hopital Ben aknoun…) et qui se mettent en contact avec des mairies ou communes (APC) pour obtenir de petits espaces urbains, de 20 à 100 m2 par habitant. Ces initiatives permettent à des dizaines de familles de cultiver leur propre jardin selon les normes de permaculture.
La permaculture est un mode d’agriculture entièrement manuel, recyclant les déchets ménagers et les produits de la taille d’arbres, de haies… pour obtenir du compost, qui va fertiliser les parcelles. Le paillage organique est de rigueur, en utilisant les tontes de gazon, le broyat de BRF ou les résidus des cultures précédentes. Il a été calculé que 100 m2 permet de produire en moyenne 300 kgs de légumes par an, en y consacrant à peine 1 jour par semaine. L’association Torba a initié depuis 2014 des cycles d’initiation à la permaculture, permettant à des centaines de particuliers d’aller vers l’autonomie alimentaire partielle. Le but étant de rapprocher les jeunes générations à la terre nourricière et de le sensibiliser à la nourriture saine de saison, produite dans son petit lopain de terre.
L’expérience de Torba dans les jardins partagés est née du désir de quelques familles de se nourrir sainement par le biais de l’accès à la terre, en cultivant soi-même ses propres légumes. En effet, les villes d’aujourd’hui sont totalement clivées de la campagne ; elles ne produisent plus aucune nourriture mais en consomment à outrance.
il s’avère que végétaliser les villes, avec une nourriture accessible aux citadins dans leurs cités, offre l’occasion de créer des liens entre les gens qui ne se rencontrent jamais, bien qu’ils habitent à deux pas les uns des autres. De plus, l’activité de jardinage est très relaxante et assimilée à un exercice sportif régulier ; c’est une belle façon de se connecter à la terre nourricière et à ses congénères.
Dès le départ, une dizaine de familles a commencé à produire les premiers légumes d’hiver. Il s’agissait de pommes de terre, de navets, de salades, de petits pois, de fèves…etc. Et, pour la plus grande satisfaction de tous, cela a poussé !
Au Djnane Zeralda ou à Douaouda, les membres de Torba n’utilisent ni pesticide, ni engrais chimiques, et les semences locales [fixées] sont favorisées selon leur disponibilité. Le travail de la terre est très réduit, le sol est nourri et protégé par du compost et du mulch. Agro écologie et permaculture sont ainsi les deux sources d’inspiration pour la mise en place et l’entretien des parcelles de cultures. Le sol est nourrit pour qu’il nourrisse à son tour la plante, des potagers sont installés en association de cultures, pour apporter plus de biodiversité cultivée et une meilleure résilience des installations.
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Expérience de Haouch Bogato
Haouch el Bogato se situe à la croisée de l’un des versants de la colline siège de la ville de Douaouda et de l’axe routier en direction de Magtaa Kheira.
Sur ce verger en étages en raison de sa configuration, le propriétaire actuel qui en a hérité continue d’enrichir le patrimoine arboricole fruitier existant. Se côtoient ainsi des essences d’arbres aussi bien spécifiques du climat méditerranéen que d’autres, plus exotiques (avocatiers, goyaviers du Brésil…). Cette variété d’arbres est mise à profit par un apiculteur hôte de cet endroit en fonction des saisons.
L’intérêt porté par la famille à cette ressource-mère, la terre, a certainement été à l’origine de l’engagement du propriétaire actuel en tant que membre fondateur de l’association Torba. Et, faisant siennes les valeurs portées par Torba, c’est tout naturellement qu’il a mis à disposition des adhérents de cette association, une partie de son terrain située en contrebas du verger pour y créer et développer un jardin potager partagé.
Après nettoyage de l’espace ainsi alloué du chiendent qui l’envahissait, les adhérents ont procédé à son partage en parts égales.
Exploitées en planches et buttes, les parcelles ont respecté un alignement permettant leur irrigation par le système du goutte à goutte et la circulation des personnes.
La convivialité reste le centre vital des Jardins partagés, où se côtoient piques niques, repas mijotés sur place avec les légumes du jardin, grâce à une petite cuisine aménagée sur place. Merci pour cette bonne ambiance qui donne envie d’y revenir !
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6 thoughts on “Jardins partagés en zone péri-urbaine d’Alger

  1. Cela fait longtemps que je cultive les mêmes valeurs. J’aimerai adhérer à votre collectif. Comment faire?

  2. Un grand bravo aux initiateurs de cette démarche. Quelle belle convivialité d’après les photos. Cela fait chaud au coeur. Vous êtes dans le bon chemin. Les figuiers sont des arbres généreux et faciles à bouturer. Proposition: faire des boutures en pots pour que chacun puisse en planter dans son jardin ou au pied de son immeuble.

  3. Salam ,je vous félicite pour cet initiative ,vous avez réalisé mon rêve d enfance à cet effet ça me fera un é norme plaisir d être parmi vous .j attends impatiament votre réponse

  4. Bonjour je suis un étudiant en architecture a EPAU école polytechnique d’architecture et d’urbanisme et mon sujet de master c’est l’agriculture urbaine j’aimerais bien savoir plus sur le sujet si vous pouvez me contacter sur mon mail c’est vraiment une bonne initiative de la part de votre association de se préoccuper de sujets très important comme celui de l’agriculture urbaine merci beaucoup .

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